PRÉSENTATION DE L’ASSOCIATION
En langue Kinyarwanda, Ejo Hacu signifie le pont entre le passé et le futur.
L’association rwandaise Ejo Hacu aide les femmes, les jeunes et plus largement la communauté, par la parole et la solidarité, à retrouver du lien dans les villages après le génocide de 1994.
Ejo Hacu est portée depuis sa création par Emilienne Mukansoro, rescapée et psychothérapeute.
L’association prend racine dans la maison construite par les parents d’Emilienne, à Mushubati, dans l’ouest du pays, sur les collines au-dessus du Lac Kivu.
Initialement dédiée à l’échange collectif au sein de groupes de paroles de femmes violées pendant le génocide des Tutsis en 1994, les activités d’Ejo Hacu sont aujourd’hui multiples, à la fois dans une logique de restauration du lien social, de soin, d’émancipation économique et de formation.
Elles prennent forme dans un contexte à la fois post-génocide et à la fois de très grande pauvreté.

Raison d’être d’Ejo Hacu
Le passé des traditions rwandaises effacées par le génocide contre les Tutsis est comme tombé dans l’oubli.
Le passé traumatisant du génocide de 1994 sur les collines du petit pays, dans les quartiers de Kigali, remplit l’espace du présent.
Ejo Hacu construit un pont des solidarités pour se projeter dans un avenir de liens, malgré les brisures d’hier et les difficultés d’aujourd’hui.
S’émanciper du statut de victime et renouer avec les prises d’initiatives et les responsabilités sont un enjeu de vivants et non de survivants.

Les activités d’Ejo Hacu
Ejo Hacu intervient auprès des habitant·es de Mushubati, village situé sur une colline au-dessus du Lac Kivu, en organisant les actions suivantes :
– Des groupes de paroles de femmes
o Démarche de soin auprès des personnes traumatisées par le génocide
o Récolte de témoignages
o Prévention des violences sexuelles et domestiques.
o Activités d’artisanat et d’agriculture génératrices de microéconomie
– Des groupe de paroles d’hommes
– Des groupe de jeunes (culture, arts, éducation)
– Des rencontres intergénérationnelles
– Participation aux frais scolaires d’enfants
– Formation professionnelle d’adultes membres des groupes de paroles (couture par exemple)
– Préparation aux effets du changement climatique (alternance d’inondation mortelle et de sécheresse) sur l’habitat, et de l’alimentation
