PRÉSENTATION DE L’ASSOCIATION
ONG rwandaise laïque fondée par le Père Bernardin, Tiberias Initiative for Children a pour but de soutenir des enfants vulnérables et leurs familles, parmi les plus pauvres, dans leur accès : au soin, à l’éducation, à la culture, à l’économie.
TIC accompagne aujourd’hui 294 familles des 7 collines alentour de Kigali. Elle est actuellement présidée par Eric Nyikiza (chef de cabinet du président du collège de médecine à l’université du Rwanda ).
L’association a construit une école inclusive dont elle gère toujours le fonctionnement. L’école compte, en 2024, 242 enfants dont 24 en situation de handicap.

Raison d’être de TIC?
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Les activités de TIC
Deux champs d’action se construisent parallèlement et complémentairement au sein de l’association :
- La première, dans les collines, animée par un réseau de facilitatrices qui :
- animent des groupes de parents et vont à la rencontre des familles
- développent des projets en micro-crédit pour pouvoir financer les soins des enfants des familles qu’elles accompagnent.
- se regroupent dans des activités artisanales de vannerie
- expérimentent d’autres moyens de développer leur économie, comme avec l’élevage de volailles, le petit commerce, la couture…
- La seconde, au sein de l’école où agissent et se rencontrent :
- Des professeurs qui développent une pédagogie d’inclusion.
- Une physiothérapeute qui accompagne les parents d’enfants polyhandicapés pour leur transmettre des outils et pratiques qui facilitent la vie des enfants à l’école.
D’autres pistes d’intervention sont en ce moment en réflexion pour permettre :
- L’ouverture d’un centre d’accueil de jour en « dur » et en itinérance pour accompagner les enfants polyhandicapés et leurs familles.
- Le prolongement de ces différents projets dans d’autres localités, car ce type d’intervention est attendu par les parents sur les autres collines
Portrait du fondateur, le Père Bernardin
Le Père Bernardin est rwandais, ouvert sur le monde, un homme spirituel et entrepreneur.
Jeune, il a découvert que lui étaient inacceptables les écarts de richesse.Il s’est alors engagé à créer des dispositifs, des lieux, des espaces, des relations qui permettent aux personnes pauvres de sortir de la solitude, de pas à pas construire une économie, littéralement, oiko (maison) nomos (loi) donnant de l’autonomie, l’accès à l’éducation et au soin.
Il raconte qu’un jour, il découvre dans la salle de bain familiale un nouveau shampoing de sa mère à base de mangue, alors qu’il sait que des personnes en très grande pauvreté se nourrissent de patates douces et de manioc sans pouvoir manger des fruits, même des petites bananes du Lac Kivu.
Il a aussi une conscience aiguë que les plus fragiles sont les enfants et particulièrement les enfants en situation de handicap.
Lors de ses études en théologie, il développe ses capacités systémiques à penser des solutions réalistes intégrant de multiples paramètres y compris politiques.
Lors de son premier poste dans une paroisse sur des collines, loin de Kigali, la capitale, son intuition se confirme, il accompagnera la spiritualité de ses paroissiens, mais aussi leur capacité à s’auto-organiser, s’auto-développer. Il est à l’initiative de nombreux projets au Rwanda, comme un collectif pour l’auto développement des jeunes gérant un système d’épargne transgénérationnel qui octroie des crédits sans intérêt à ses membres pour des projets individuels ou coopératifs (par exemple des projets agricoles). Mais aussi, il crée un internat d’accueil d’enfants incluant des enfants en situation de handicap. Il y a quatorze ans il fonde TIC. L’ONG rwandaise portent de manière complètement reliée : une école maternelle et primaire inclusive, un réseau de facilitatrices qui accompagnent des parents d’enfants en situation d’handicap, des groupes de parents, des tontines, et nous l’espérons bientôt des services d’accueil de jour.
Aujourd’hui il est prêtre dans le diocèse de Barcelone.
